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par (Libraire)
15 janvier 2021

Comme le temps passe

Comme le temps passe
Une jeune fille de 13 ans disparaît pendant les vacances de Noël dans un petit village du cœur de l'Angleterre. La police ouvre une enquête et lance des recherches auxquelles les habitants participent. Et puis... Et puis le temps passe et fait son œuvre et c'est lorsque rien d'extraordinaire ne se passe que les choses intéressantes commencent.

Roman très surprenant que ce Réservoir 13, sans intrigue ni personnage principal, à la croisée de la micro-histoire et de la sociologie. Plongé dans les treize années (et autant de chapitres) qui suivent la disparition de cette jeune fille, le lecteur suit la vie de ce petit village au treize réservoirs le protégeant des inondations, vivant au rythme des saisons, se languissant tranquillement loin des tumultes de la ville.

Si la disparue est un des fils rouges du livre, celui-ci ne cède pas à la facilité et se concentre sur les petits riens de l'existence qui mis bout à bout révèlent une cohérence passionnante.

La chaudière de l'école est encore tombée en panne, le match annuel de cricket contre les rivaux de Cardwell a comme de juste était perdu, les chauve-souris entrent en hibernation, Martin et Ruth voient leur boucherie saisie et divorcent, les enfants deviennent grands et partent à l'université, les anciens meurent sans faire de bruit.

C'est la vie, dans toute sa simplicité apparente, que l'auteur nous expose avec brio et une apparente neutralité dans le choix des événements narrés. Une leçon magistrale de fiction que ce roman contemplatif, naturaliste qui envoûte le lecteur de bout en bout et que je recommande chaudement.

Martin

"Elle s'appelait Rebecca, ou Becky, ou Bex. Elle portait un haut blanc à capuche avec un gilet matelassé bleu marine. Elle aurait vingt-trois ans, maintenant. On l'avait vue à la gare de chemin de fer. On l'avait vue sur le côté de la route. On l'avait cherchée partout. Elle avait pu prévoir de rejoindre quelqu'un et avoir été emmené par un automobiliste en toute sécurité. Elle avait pu tomber dans un trou. Elle avait pu être blessée par ses parents à l'occasion d'une erreur terrible. Elle avait pu partir parce qu'elle l'avait choisi ou parce qu'elle n'avait pas le choix. Les gens voulaient encore savoir. "

Éditions de L'Olivier

17,00
par (Libraire)
11 novembre 2021

Un premier roman haletant et glaçant

Direction l'Alaska dans un espace uniformément blanc, vaste (comme on en découvre dans la littérature américaine édité par Gallmeister par exemple) et oppressant d'une tempête glaciale.

Bess a eu la mauvaise idée de sortir avec le "petit" et de lui lâcher la main le temps d'une seconde. Il a suffit d'un court instant, d'une petite inattention pour que l'enfant disparaisse...
Une course contre la montre s'engage afin de retrouver l'enfant, pour Bess mais aussi pour les quelques rares habitants partis à leur recherche.
Livrés à eux-mêmes, ils devront affronter cette nature sauvage et hostile, mais pas seulement elle...

Dans ce huis clos haletant où les personnages prennent tour à tour la parole, Marie Vingtras, d'une écriture concise et maîtrisée, nous plonge au coeur même du blizzard et au plus proche d'individus confrontés à eux-mêmes et à l'enfer de la culpabilité.

Marine