Générosité, un perfectionnement

Générosité, un perfectionnement

Richard Powers

Cherche Midi

  • 24 mars 2011

    Thassa Amzwar, une jeune algérienne, poursuit ses études à Chicago. Après des émeutes en Kabylie son père a été tué et sa mère est décédée peu après leur exil. Mais malgré un tel passif émotionnel, Thassa est souriante en permanence. Elle possède une joie de vivre et le bonheur qu’elle dégage rayonne autour d’elle. Russel Stone, un professeur bien attentionné remarque cette particularité. Très vite, une énorme machine se met en route. Thassa serait-elle porteuse du gène du bonheur ?

    Une fois commencé ce livre, difficile de le lâcher et quand je l’ai fini, le premier mot qui me soit venu à l’esprit a été un « woahhhh » (oui, je sais ce n’est pas un mot) admiratif ! Parce qu’il s’agit d’un livre de haute voltige, dense qui ne laisse aucun répit au lecteur ! Si Thassa se fait des amis auprès de Russel Stone et de Candice Wels la psychologue de l’université, elle intéresse Thomas Kurton, le spécialiste des manipulations génétiques. Son discours est bien rodé : isoler ce gène du bonheur permettrait de changer la vie de millions de personnes. De quoi se mettre l’opinion publique dans la poche. Thassa se retrouve au centre de toutes les convoitises, elle qui est la générosité incarnée. Pas le temps de souffler, car si on se demande si Thomas Kurton pense au bien du l’humanité ou veut fabriquer des hommes parfaits, l’auteur nous amène à réfléchir sur les dérives des médias et d’internet. Un livre où l’on est maintenu le souffle en haleine. Il nous offre des pistes de réflexions mais ne nous sert pas la clé sur un plateau d’argent. A nous de nous faire notre propre opinion. Du grand Art, Richard Powers m’a promenée, a aiguisé ma curiosité dans ce livre dense et magistral ! J’en suis restée bouche bée…

    Vous êtes prévenus : prévoyez de tourner les pages de ce livre avidement !