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La carte postale

Anne Berest

Grasset

  • par (Libraire)
    4 octobre 2021

    Une enquête familiale bouleversante, qui se lit d’une traite, et qu’on ne peut lâcher avant d’avoir la réponse à cette question : qui a envoyé aux parents de l’autrice cette carte postale anonyme sur laquelle sont ecrits les prénoms de ses ascendants morts en déportation ? En partant en quête de cette réponse, Anne Berest nous livre l’histoire de sa famille aux membres inoubliables, et interroge la mémoire, la transmission, les non-dits, l’Histoire. Passionnant et bouleversant !


  • 2 octobre 2021

    La Carte postale

    Tout commence par une carte postale reçue dans la boîte aux lettres familiale en 2003. Côté pile, une vue du Palais Garnier, côté face, 4 prénoms, ceux des grands-parents de l'auteur, tous morts à Auschwitz en 1942. Aucune autre mention, pas de signature. Des années plus tard, se questionnant sur ses racines et sa judéité, Anne Berest décide de mener une enquête afin de connaitre l'auteur de la carte et de découvrir son histoire familiale. Reprenant les recherches amorcées par sa mère, l'auteur tente de retracer le parcours et l'existence de ses aïeux, les Rabinovitch, partis de Russie dans les années 20. Un destin étourdissant et bouleversant. "La carte postale" est un récit intime, il restitue cette quête et les questionnements personnels de l'auteur. Pour autant, Anne Berest parvient à rendre son propos universel, comme une part de notre histoire à tous. C'est un récit que l'on quitte à regret avec le sentiment troublant d'y laisser des hommes et des femmes devenus des amis.


  • 30 septembre 2021

    La carte postale, Anne Berest

    "La carte postale" est le récit nécessaire d'un passé qui ne doit pas s'oublier.
    Anne Berest livre une partie de son histoire familiale : sa grand-mère maternelle est la dernière survivante de la Seconde guerre mondiale.
    Comment se relever ? Se reconstruire ? Comment affirmer son identité après un tel traumatisme ?

    Un roman inoubliable et vraiment intelligent, sans apitoiement, sur l'antisémitisme.

    Coup de coeur d'Aurélia


  • par (Libraire)
    21 septembre 2021

    Une fresque remarquable !

    Anne Berest signe un formidable roman, rythmé et passionnant, qui retrace l'histoire de sa famille maternelle, de leur fuite de Russie à leur arrivée à Paris avec la guerre et son désastre.

    Delphine


  • par (Libraire)
    17 septembre 2021

    Un roman conseillé de Léna

    La carte postale est le récit d’une quête généalogique bouleversante. A travers son écriture débordante de sincérité, Anne Berest écrit un très bel hommage à ses ancêtres, une famille victime de la Shoah. Un roman historique riche et passionnant.


  • par (Libraire)
    6 septembre 2021

    Magnifique et touchant

    C’est une histoire qui est désormais racontée, mieux connue. Celle de migrants juifs de l’Europe de l’Est fuyant la Russie notamment à la suite des pogroms du début du XX ème siècle. C’est ce que raconte le début de « La carte postale »: l’histoire d’une famille russe. Dans ce récit, les personnages ont un nom: ils s‘appellent Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques. Ces prénoms figurent laconiquement sur une carte postale adressée anonymement des décennies plus tard à l’adresse de la mère de l’autrice. Quatre noms comme une déflagration qui vont ressusciter des souvenirs.Tous les quatre, membres de la famille Rabinovitch, vont être déportés et assassinés dans les camps d’extermination. La première partie du livre raconte leur histoire, la migration d’une famille à qui le père dès avril 1919 prévient: « il est temps de partir. Nous devons tous quitter le pays. Le plus vite possible ». C’est ce que vont faire notamment Ephraïm et Emma qui vont traverser l’Europe, vivre en Lettonie, rejoindre leurs parents en Palestine et se retrouver finalement à Paris, en France, ce pays des Lumières dont ils attendent tout, auquel ils souhaitent s’assimiler à tout prix. On pense au parcours de la grand mère de Robert Badinter: Idiss. L’Amérique reste lointaine, et puis les mesures discriminatoires à l’égard des juifs, les rafles, les camps de travail tout cela semble tellement impossible. On ne croit pas à ce qui n’est jamais arrivé auparavant. La foi dans leur nouvelle patrie sera fatale à la petite famille d’où réchappera la fille ainée Myriam, mère de Leila et grand-mère de l’autrice Anne Berest. C’est dans un dialogue tout en douceur et connivence que s’écrit cette première partie du livre. Glaçant est le contraste entre la barbarie inimaginable et la foi en la raison et en l’humanité d’une famille pourtant pourchassée des années durant. Anne Berest nous raconte avec justesse les conditions d’internement du camp de Pithiviers, l’accueil des survivants au Lutetia à la fin de la guerre, l’attitude ignominieuse de certains membres de l’administration française, la rafle du Vel d’Hiv.

    La suite du « roman » va amener l’écrivaine à rechercher l’auteur anonyme de la carte. S’il s’agit bien d’une enquête, la fiction n’est pas au rendez-vous et cette quête va amener à côtoyer l’ignominie et le mal dont est capable l’âme humaine. Cette fois, Anne cherche, se déplace, se rend dans l’Eure voir les derniers voisins de la famille Rabinovitch, va en Provence lieu de la résidence de Myriam, consulte un détective privé, un graphologue. Avec sa mère, et sa soeur Claire, elles forment une lignée familiale essentiellement féminine cherchant à comprendre leur présent à la lumière du passé. Une question surgit alors comme un fil rouge: qu’est ce qu’être juif aujourd’hui en France pour une famille qui n’a jamais pratiqué aucun rite, culte et se définit pour la plupart de ses membres comme athée? C’est bien de cette question que surgissent en réponse les quatre prénoms recherchés et la réflexion d’aujourd’hui de la fille de Anne, de retour à la maison avec une « drôle de tête », parce que « on n’aime pas trop les Juifs à l’école ».

    Etre défini par un concept indéfini. Juive, parce que sa mère est juive, Anne Berest ne lance pas un cri de douleur, ne juge pas les contemporains de ses arrière-grands-parents. Elle témoigne, d’abord pour elle même, voulant rétablir une généalogie trop longtemps tue, désirant savoir ce qu’elle est véritablement et affirmant en conclusion que l’on est ce que nos ascendants ont été, même si on ignore tout ou presque tout de leur histoire. En fait, on ne doit jamais oublier ses morts car ceux-ci ne meurent vraiment que lorsque les vivants les oublient. Et l’autrice leur rend magnifiquement la vie.

    Eric


  • Un roman fort et passionnant.

    A partir de cette fameuse carte postale, énigmatique, reçue en Janvier 2003, Anne Berest, en narratrice, nous entraîne dans l’enquête passionnante qu’elle a menée sur l’histoire de sa famille. Tout d’abord, nous découvrons le parcours de la famille Rabinovitch, un parcours et un destin à la fois romanesque et tragique : cette famille a fui la Russie, dans les années 20, pour la Lettonie, puis pour la Palestine rejoindre ses parents, avant de partir à Paris où arriveront la guerre et le désastre pour cette famille. Seule, Myriam, la fille ainée des Rabinovitch échappera au malheur : est-ce parce qu’elle a épousé Vicente, le fils de Picabia et de Gäbrielle ? La narratrice dirigera, alors son enquête sur cette grand-mère, qui se mariera une seconde fois, pour tenter de percer les nombreux mystères de la vie de cette femme.
    Autour et grâce à ces recherches, la narratrice tentera de résoudre cette quête initiatique sur la signification du mot « juif ». Un roman fort et passionnant.


  • par (Libraire)
    24 août 2021

    Claire Berest nous revient en cette rentrée littéraire avec une formidable enquête autour de l'histoire de sa famille décimée pour une partie d'entre eux dans les camps d'extermination.
    Un peu plat peut être comme entrée en matière et pourtant comment parler d'un livre qui vous a bouleversé à ce point que tous les mots que vous essayez d'écrire vous paraissent fades et inappropriés ?
    Difficile d'apporter une réponse à cette interrogation tant ce récit mené d'une main de maître de bout en bout soulève bien des questionnements sur l'âme humaine et sa complexité. Et pourtant l'auteur n'élude rien, ne recule devant aucun obstacle, elle a su combiner la petite et la grande histoire, l'intime et l'universel , l'émotionnel et le factuel. Un mélange subtil fort et maitrisé qui accouche d'un texte absolument bouleversant de sincérité et d'authenticité.
    Absolument magistral !


  • par (Libraire)
    19 août 2021

    Vous avez un message

    C’est l’histoire d’une carte postale mystérieuse mais oubliée qui ressort d’un tiroir et qui devint une énigme à résoudre.

    Comment retourner à ses racines ? L’enquête est ouverte.
    Comment comprendre qui l’on est et d’où l’on vient lorsque soudain les familles ne se racontent plus que par les morts et les tragédies?
    Les méandres du XXe siècle racontés à travers une enquête haletante où l’histoire et les souvenirs sortent de l’ombre et se découvrent peu à peu…

    Un livre qu’on ouvre et qu’on ne lâche pas


  • par (Libraire)
    19 août 2021

    Une lecture nécessaire

    Anne Berest évoque dans ce roman l'histoire de sa famille sur plus d'un siècle, cinq générations : ses arrières grands-parents, les Rabinovitch, fuyant la Russie, passant par la Lettonie puis la Palestine pour arriver en France en 1929 et morts à Auschwitz en 1942; seule sa grand-mère échappera à la déportation, elle n'entrera plus jamais dans une synagogue et n'évoquera jamais son passé.
    Au delà de cette enquête, Anne nous interroge sur notre histoire mais aussi sur l'antisémitisme qui perdure, sur le poids des secrets. Elle signe également un merveilleux hommage à sa famille et nous propose une réflexion profonde sur la judéité.


  • par (Libraire)
    18 août 2021

    Une enqête passionnante dans l'histoire

    Au commencement, une carte postale et un récit d’une grande profondeur dans lequel on suit les personnages et l’on s’installe avec cette famille issue de l’immigration russe.
    Une histoire comme une enquête traitée avec pudeur et sincérité qui nous plonge dans la France des années 30 à nos jours.
    Le destin d’une famille juive portée par une plume fluide et efficace et rythmée par des périodes de l’histoire… superbe !

    Isabelle


  • 18 août 2021

    A recommander, vraiment !

    La carte postale, nouveau roman d’Anne Berest, a bouleversé mon été (et je l’espère, bouleversera la rentrée littéraire !) tant sa narration m’a happée dans le récit dramatique d’une famille. Autour des quatre prénoms Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques, Anne Berest reconstitue l’histoire errante de sa famille maternelle décimée lors de la seconde guerre mondiale En procédant comme une enquête généalogique, elle redonne à ses parents leurs identités et s’inscrit dans une filiation retrouvée.
    Au moment où elle se prépare à accoucher, Anne Berest se rappelle la carte postale énigmatique reçue en janvier 2003 mais dont la photographie date d’au moins dix ans. A l’époque, la famille s’est interrogée sur son expéditeur puis ne trouvant pas de réponse, la carte fut oubliée dans un coin. Mais, avant de reprendre l’enquête sur la carte, Léila, sa mère, décide de raconter l’enquête généalogique qu’elle a menée pour tenter de redonner un passé à sa famille.
    Car ces prénoms sont ceux de ses grand-parents et de ses jeunes grand-oncle et grande-tante disparus en déportation. Ainsi, c’est l’histoire d’un antisémitisme européen qui nous est relaté poussant une famille russe de 1919 à s’exiler à travers le monde. Après une période en Israël, Ephraïm et Emma choisissent la France pour apporter une terre à leur famille. Seulement, les mesures antisémites et les lois scélérates de Vichy auront raison de ces juifs étrangers qui furent pourchassés et subiront, les premiers l’épuration ethnique que la population française a à la fois encouragé mais aussi, avec les justes, protégé.
    Seule survivante, Myriam, grand-mère d’Anne Berest, a tout fait pour essayer d’oublier, quitte à ne plus pouvoir rien en dire, de ce passé trop lourd à partager.
    la suite avec photos ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2021/08/18/anne-berest/


  • par (Libraire)
    16 août 2021

    Une odyssée familiale

    Un passionnant et haletant roman-enquête sur la grand-mère de l'autrice, dont on découvre peu à peu la vie terrible et tragique, bouleversée par les violences de l'Histoire, depuis sa Russie natale dans les années 1920 à son arrivée en France dans les années 1930, à Paris et en Normandie, près d'Evreux, seule survivante d'une famille juive assassinée pendant la Seconde Guerre mondiale, devenue résistante à Paris et en Provence. Recherchant aujourd'hui ses traces, retrouvant les lieux, retissant les liens, Anne Berest nous entraine dans ce tourbillon familial et historique, donne chair et présence à ces disparus dont le destin nous touche et nous interpelle.


  • par (Libraire)
    10 août 2021

    Conseillé par Fabienne, libraire

    Un roman (récit) d'une puissance émotionnelle incroyable.
    Certains livres vous submergent, leurs personnages reviennent vous hanter à peine la dernière page tournée. La Carte Postale est de ceux-là, un roman dont on sait qu'on ne s'en remettra pas tant il est habité. Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques, sous la plume d'Anne Berest, vous êtes devenus inoubliables.