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Prix Libraires en Seine 2020 - Les coups de cœurs de vos libraires préférés

Retrouvez les ouvrages choisis par vos libraires pour le prix Libraires en Seine 2020.

Soleil de cendres

Monet, Astrid

Agullo

19,00

Berlin après un tremblement de terre, une mère cherche son fils.
Marika vit seule avec son fils de 7 ans, Solal. Il ne connaît pas son père, elle et lui ont quitté l’Allemagne alors qu’il était bébé. C’est au cœur d’un été caniculaire qu’elle décide de l’emmener à Berlin rencontrer Thomas, son célèbre dramaturge de père. Marika accepte de les laisser seuls pour une nuit, déambule dans un Berlin qui lui manque. Dès les premières lignes du roman, on comprend cependant qu’elle ne les retrouvera pas si facilement…

Première autrice française chez Agullo Editions, Astrid Monet nous livre un deuxième roman qui traite d’amour filial, de chaos, d’urgence – d’urgence climatique, d’urgence à respirer, à retrouver son fils. Un roman qui raconte tout l’amour de l’autrice pour une ville, personnage à part entière. Laissez-vous emporter par son écriture poétique, traversez Berlin la bouche asséchée d’abord par la chaleur étouffante et le manque d’eau, puis par la pluie de cendres et la panique. Une expérience intense.

Suzanne


La Tannerie
21,90

L'Education sentimentale au féminin à l'époque de Nuit Debout et de la précarité généralisée.
Jeanne, jeune femme fraîchement débarquée à Paris depuis sa Bretagne natale, est embauchée en CDD à La Tannerie, ancienne friche industrielle aux portes de la capitale reconvertie en "tiers-lieu". Dire qu'elle se sent en décalage serait un euphémisme. Ne disposant pas du même capital culturel et social que ses nouveaux collègues, elle va devoir se métamorphoser pour s'intégrer dans un univers brutal, qui derrière ses slogans chocs, qu'au fond personne ne comprend ni ne questionne (le lien c'est le lieu, l'art c'est organique), paraît très vite au lecteur moins "cool" et progressiste que revendiqué. Il apparaît en réalité semblable à une machine à broyer les individus et leurs aspirations et ce avec leur assentiment. On y hésite d'ailleurs pas à relativiser le sort de ces jeunes hommes et femmes en contrat précaire en le comparant à celui des réfugiés campant au bord du canal riverain, suggérant au passage que ces derniers seraient ravis de prendre leur place.
Les lectrices et lecteurs ne manqueront pas de penser à L'Education Sentimentale et à Illusions Perdues (au féminin) devant l'écriture dense, élégante et racée de Celia Levi. Elle signe en cette rentrée un roman majeur sur une génération en perdition, qui ne semble plus réfléchir et s'investir dans l'action publique que pour prendre la pose et se divertir. Les tourments intérieurs, les déconvenues professionnelles et sentimentales de Jeanne, magnifiquement décrits, signent un portrait attachant au-delà de l'ironie douce-amère qui traverse ce texte, chargeant une certaine hypocrisie et un désenchantement propre à notre époque. Magistral.

Martin


Ce qu'il faut de nuit
16,90

C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choississent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.


Bénie soit Sixtine
19,00

Sixtine, jeune femme très pieuse, rencontre Pierre- Louis, en qui elle voit un époux idéal, partageant les mêmes valeurs qu’elle. Très vite, ils se marient dans le rite catholique traditionnel et emménagent à Nantes. Mais leur nuit de noces s’est révélée un calvaire, et l’arrivée prochaine d’un héritier, qui devrait être une bénédiction, s’annonce pour elle comme un chemin de croix. Jusqu’à ce qu’un événement tragique la pousse à ouvrir les yeux et à entrevoir une autre vérité.
Bénie soit Sixtine est avant tout l’histoire d’un éveil et d’une émancipation. Entre thriller psychologique et récit d’initiation, ce premier roman décrit l’emprise exercée par une famille d’extrémistes sur une jeune femme vulnérable et la toxicité d’un milieu pétri de convictions rétrogrades. Un magnifique plaidoyer pour la tolérance et la liberté, qui dénonce avec force le dévoiement de la religion par les fondamentalistes.


Elle a menti pour les ailes
21,00

Année scolaire 2015-2016, une station balnéaire dans le sud-est de la France. Un concours de mannequins annonce une étape de sa tournée régionale dans cette ville qui ne s’anime d’ordinaire qu’à l’arrivée des touristes en été.
Garance Sollogoub, la fille d’une professeure de danse, est d’ores et déjà donnée favorite. Elle attire l’attention d’une bande d’adolescents plus âgés, les plus populaires, ceux avec lesquels elle a toujours rêvé de traîner. Pour se faire accepter d’eux, elle va devoir consentir à quelques sacrifices. En échange, ils vont lui offrir trois choses : l’ennui, le sentiment d’appartenance et la férocité de la meute.
Quelques mois plus tard, Garance disparaît.
Elle a menti pour les ailes est un premier roman né de deux interrogations générationnelles : quelle influence le monde numérique a-t-il sur l’évolution du langage, et comment la société de l’hyperconnexion entretient-elle une mélancolie du présent ? Ces personnages nous touchent d’autant plus que, malgré leur jeunesse et leur contemporanéité, ils ont la douloureuse prémonition de leur obsolescence. Dans ces pages, ils deviennent des figures tragiques quand ils se tournent vers leurs pulsions, seuls indices du réel et preuves tangibles du temps qui passe.

Francesca Serra offre à cette génération des milléniaux, si souvent caricaturée avec la brutalité d’un tweet, une fresque héroïque, charnelle et profondément humaniste.

Prix littéraire le Monde 2020