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Annesophie B.

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chroniqueuse littéraire à temps complet.

Marlène Charine

Éditions de l'épée

29 avril 2021

Tout simplement excellent.

Un excellent thriller qui secoue son lecteur.
Trois petites filles arrachées des griffes d’un prédateur.
Trois mères prêtes à tout pour leur enfant.
Une flic écorchée vive par la vie.
Inconditionnelles est une lecture qui vous scotchera à votre canapé jusqu’à son ultime page.

Parce que le seul sentiment qui puisse égaler l’amour que l’on porte à son enfant, c’est la haine que l’on ressent pour son tortionnaire.
Et si l’on est certain que celui-ci n’a pas payé le prix, alors tout devient possible à un parent qui veut lui faire régler cette dette.

Le précédent titre de Marlène Charine m’avait énormément plu. Il s’en dégageait déjà ce sentiment d’urgence qui pousse à tourner fébrilement les pages.
Ce sentiment a été multiplié par dix avec Inconditionnelles. Exacerbé à l’extrême.
Et j’ai adoré ça.

Comment l’auteure parvient-elle à imaginer de telles intrigues ?
Comment sa plume peut-elle contenir assez de talent pour nous les faire ressentir jusqu’au plus profond de nous ?
Je suppose qu’il y a quantité de réponses possibles à ces questions, mais quelles qu’elles soient, le résultat est là, dans ce terrible et superbe thriller.
Aussi ensorcelant que poignant.

Garance, Cora et Blandine, trois mamans radicalement différentes, mais unies par un même sentiment : le besoin de justice pour la chair de leur chair.
Romane, Mélie et Sam, trois petites filles, réunies par l’horreur dont seul l’humain est capable.
Silke, une femme flic aussi forte que brisée, aussi droite que déboussolée.
Et un Marquis insaisissable.

Avec une alternance passé/présent qui cadence parfaitement le roman, l’auteure nous propose un thriller qui va très longtemps faire parler de lui. Ajoutez à cela :
- Un rythme excellent, haletant, dès la première page.
- Une trame impeccable et implacable.
- Des personnages forts, marquants, vibrants.
- Et, pour assembler tout cela, une plume brûlante et brillante.
Inconditionnelles est un coup de poing dans l’estomac, mais pas seulement.
C’est surtout une lente et profonde griffure au cœur et à l’âme, une secousse émotionnelle qui laissera sa marque, immanquablement.

Renversant, bouleversant et addictif : Inconditionnelles est LE thriller à lire !

Sonatine éditions

22,00
29 avril 2021

Bon thriller.

Certains auteurs sont particulièrement doués pour écrire du thriller psychologique.
Si ce genre a tendance à être un peu le « fourre-tout » du thriller, des plumes comme celle de SJ Watson permettent de lui redonner ses lettres de noblesse.
Avec Disparues, l’auteur va encore plus loin que d’habitude dans l’exploration des méandres de la mémoire traumatique.
Et il fait ça très bien.

De plus, il parvient à créer une intrigue non seulement efficace mais également terriblement visuelle. Chaque personnage, lieu ou situation apparaît dans l’esprit du lecteur comme s’il lui était projeté sur un écran. Ce qui facilite d’autant plus l’immersion dans l’histoire.
Si « Avant d’aller Dormir » avait bénéficié d’une adaptation tout à fait réussie, il y a fort à parier que « Disparues » parviendra sans mal à faire encore mieux.

L’alternance passé/présent est comme toujours très bien organisée, et les extraits de journaux intimes et de dossiers médicaux amènent un vrai plus à la construction de la trame.
Les twists sont nombreux, bien ficelés, et même si j’avais deviné dès le milieu du roman l’une des grandes révélations finales, d’autres m’ont réellement prise au dépourvu.

Le style est direct, typiquement british, et le rythme très bien soutenu.
Les protagonistes, torturés à souhait, vous feront partir dans un sens, puis un autre, sans possibilité de reprendre votre souffle.
Les thèmes abordés sont forts : violences (physique et mentale), emprise, mal-être adolescent (mais pas que...), addictions, liens familiaux dysfonctionnels, culpabilité, manipulations et, bien évidemment, leurs conséquences psychologiques sur les personnages concernés.

A titre personnel, j’aurais peut-être préféré qu’il soit un peu moins long (sûrement à cause du fait que j’en avais deviné une partie), mais on ne s’ennuie durant aucune des 444 pages de ce titre.

En bref un thriller qui fait très bien son job et qui ravira les addicts du genre.
En attendant une très probable adaptation plus que prometteuse, je vous recommande donc ce nouveau titre qui souligne une fois encore le talent de SJ Watson.

Calmann-Lévy

21,90
29 avril 2021

Original et prenant.

Intuitio, c’est un peu le roman que l’on n’attend pas et que l’on est très heureux de rencontrer sur son chemin de lecteur.
De mémoire, je n’avais pas encore lu de livre de Laurent Gounelle.
Grâce à ce nouveau titre c’est maintenant chose faite et j’en suis ravie.

Thriller initiatique, policier soft, roman contemporain énigmatique, il est un peu tout ça à la fois, et donc assez unique en son genre.
Les thèmes abordés sont à la fois actuels et intemporels, mais surtout profonds et très bien exploités.
Les personnages ressemblent à tout un chacun mais sont tous singuliers à leur façon.
L’intrigue, elle, est prenante, intelligemment présentée, et son déroulé crée sans mal une évidente addiction.

Timothy est un auteur de romans policiers quelque peu solitaire.
Pourtant, un jour, le FBI sonne à sa porte pour lui demander son aide : un homme fait régulièrement s’écrouler des tours de bureaux, et ils aimeraient qu’il rejoigne l’enquête et se serve de son intuition pour arrêter démasquer le coupable.
Sauf que, si Tim est un créatif, c’est aussi un être profondément rationnel. Autant dire que, pour lui, ces histoires d’intuition ne sont que poudre aux yeux.
Et pourtant...

Étant moi-même très cartésienne, j’avoue faire partie du grand nombre de personnes qui restent assez hermétiques à ses sujets.
Pour autant, s’il y a bien une chose à laquelle je crois, c’est l’instinct.
Et l’intuition, telle que l’auteur la présente ici, n’est autre que la capacité à écouter et développer cet instinct que nous avons tous, et que nous suivons bien trop rarement.
Il n’est donc nullement question dans ce roman de pouvoir magique ou de dons paranormaux, et c’est ce qui fait de ce polar un livre parfaitement cohérent.
L’avantage de cette approche est que ce nouveau titre plaira tout autant aux aficionados de romans policiers qu’aux fans de littérature contemporaine, ainsi qu’à tous ceux qui apprécient les livres de développement personnel.

Un très bon moment de lecture qui nous permet, durant ses presque 400 pages, de lâcher la bride à nos esprits terre à terre.
Sans compter qu’on y apprend quantité d’informations plus qu’intéressantes.
Lancez-vous, et laissez-vous porter !

29 avril 2021

Excellent roman.

Faire connaissance avec la famille Sorenson c’est embarquer pour une aventure littéraire qui vous procurera mille sensations différentes.
Un bain de jouvence sur papier.

Les 700 pages qui composent ce roman nous font découvrir, sur une période d’une quarantaine d’années, les bons et les mauvais moments de cette étrange famille, à la fois fusionnelle et dysfonctionnelle.
David et Marilyn, les parents.
Amoureux comme au premier jour, bien souvent au grand désespoir de leurs quatre filles.
- Wendy, la rebelle, la cynique, la blasée, l’incomprise.
De quoi faut-il avoir souffert pour devenir ainsi ?
- Violet, la sage, celle à qui tout réussit, le modèle parfait.
En façade en tout cas, parce que dans les faits, ses secrets ne sont-ils pas trop lourds à porter ?
- Liza, « l’enfant-tampon », celle du milieu, qui évite les vagues et ne fait pas de bruit.
Mais quel est le prix à payer pour cela ?
- Grace, la petite dernière, le bébé de tous, celle qu’on cajole et qu’on protège.
Figée dans cette posture, comment peut-elle trouver sa place ?

En parvenant à aborder de multiples sujets sociétaux, l’auteure et sa plume nous font engloutir ce délicieux romans et nous laissent un souvenir marquant et profond, tendre et amusant.
Mille sourires et mille soupirs accompagneront cette lecture.
Drôle, émouvante, intelligente, interrogeante, cette histoire vous fera vivre des montagnes russes émotionnelles.

Le rythme est impeccable, et le jeu passé/ présent est idéalement orchestré.
Quant aux personnages... Vous aurez des préférences, c’est obligé, mais comme souvent, ils se complètent si bien que vous ne pourriez vous passer d’un seul.
Pour ceux qui aiment les séries télé, Tout Le Bonheur Du Monde est le mix parfait entre « Brothers & Sisters » et « Parenhood ».
Je vous laisse donc imaginer le plaisir que l’on prend à cette lecture !

Claire Lombardo a si bien réussi ce premier roman qu’il est déjà en cours d’adaptation par HBO. Et si la série à venir est ne serait-ce qu’à moitié aussi bonne que le livre, on n’a pas fini d’entendre parler de la vie des Sorenson.
Et ça c’est une très bonne nouvelle.
À lire sans délai, parce qu’il fait du bien, au cœur et à l’esprit.

20,00
29 avril 2021

Cosy crime.

Murder Game regroupe tous les ingrédients d’un très bon cosy crime : un mariage réunissant d’anciens amis perdus de vue, une grande et belle maison donnant sur la mer, des mensonges calculés, des secrets inavouables... et un meurtre.
L’intrigue coche toutes les cases du genre, le talent de l’auteure se charge du reste.
Et ça fonctionne.

Si je suis restée sur la retenue durant les 150 premières pages, j’ai compris par la suite pourquoi Rachel Abbott avait voulu prendre son temps pour installer son histoire et ses personnages.
L’ambiance colle parfaitement, surtout durant la deuxième moitié où le rythme s’accélère lorsque l’on rentre enfin dans le Murder Game. Il devient alors plus soutenu durant cette seconde période, ce qui est vraiment appréciable.

J’ai deviné, dès la page 200, qui était le coupable, mais cela n’a rien enlevé à l’énorme surprise finale que nous réserve l’auteure.
Celle-là, par contre, je ne l’avais absolument pas vue venir tant Rachel Abbott a su se jouer de moi avec brio !
Les neuf personnages autour desquels l’histoire prend forme ne créent aucune confusion dans l’esprit du lecteur. Ils ont chacun des caractères différents, et des spécificités propres, tant physiques que morales, qui empêchent toute confusion.
J’aurais par contre préféré que cela reste un huis-clos strict, sans implication de l’enquêtrice Stephanie King.

En refermant ce thriller, on ne peut s’empêcher de penser qu’une adaptation pour le cinéma pourrait rencontrer un grand succès, tant pour l’intrigue que pour l’atmosphère qui s’en dégage.

L’auteure nous propose donc un nouveau thriller qui rencontrera sans aucun doute un franc succès, même si, de mon seul point de vue, j’aurais préféré une première partie de roman plus rapide et surtout plus immersive.
Comme la deuxième partie répondait à toutes mes attentes, et que l’une des révélations finales m’a réellement surprise, je le conseille à tous les amateurs du genre, qui y retrouveront tout ce qui fait la renommée de Rachel Abbott.