Ouvert le lundi de 14h30 à 19h30

et du mardi au samedi de 10h à 19h30

Annesophie B.

https://www.instagram.com/annesophiebooks/?hl=fr

chroniqueuse littéraire à temps complet.

Albin Michel

21,90
3 avril 2021

Delicatesse et profondeur.

Trois, c’est le roman de l’amitié, de sa force et de ses failles ; celui des relations humaines, dans ce qu’elles ont de plus beau et de plus sombre ; celui des secrets, de leur nécessité et leurs conséquences...
Trois, va vous parler de la vie, de la mort, de sacrifices, de musiques, de joies intenses et de chagrins incommensurables.
Trois va vous offrir des sourires et des larmes, des rires et des peines, de la nostalgie et de l’espoir.

Trois c’est, avant toute chose, Nina, Étienne et Adrien.
Trois, c’est l’enfance, l’adolescence, le passage à l’âge adulte, les choix et les errements de ces trois êtres si différents et pourtant si complémentaires.
Profondément humains, idéalement imparfaits, chacun d’eux éveillera chez le lecteur un sentiment de connexion, spirituelle ou sentimentale.
Nous avons tous, ou nous avons tous eu, un peu de ces trois-là en nous, pour le meilleur ou pour le pire.
Pour ma part, je me suis en grande partie retrouvée en Nina. Sa passion des animaux, son sens de l’amitié indéfectible, sa douleur face à la perte d’êtres aimés.

Le sentiment d’attachement qui se crée au fil des pages est à la fois un plaisir et une souffrance.
Plaisir parce que nous les découvrons, les suivons et les soutenons, comme des amis que nous nous serions faits depuis la plus tendre enfance.
Et souffrance parce que nous vivons leurs drames à leurs côtés, mais surtout parce que l’on sait déjà qu’il nous faudra les quitter une fois le livre terminé.

Ce roman a été un très beau coup de cœur, tant pour l’histoire que pour les personnages.
Mais ça a été encore un peu plus que cela. Un moment partagé avec eux, comme un bout de vie en commun, qui produit un vide étrange, presque physique, quand il prend fin.

Valérie Perrin, que je découvrais pour la première fois avec ce titre, a su créer un roman puissamment humain, fondamentalement social et incroyablement juste.
Les différentes intrigues, la profondeur des protagonistes, la construction des chapitres avec l’alternance des temporalités, en font un livre particulièrement addictif.

665 pages qui défilent trop vite, que je relirai avec le même plaisir, et que je recommande à tous, sans exception.

30 mars 2021

Roman d'utilité publique.

Attention, ce roman est édifiant et hautement addictif !
Avec « Les Enfants sont Rois » Delphine de Vigan nous propose une lecture qui parlera à tous.

Parce que ce qu’elle nous narre, c’est notre société actuelle.
Parce que ceux qu’elle met en scène, c’est vous, moi, tous autant que nous sommes.
Parce que ce qu’elle éclaire de sa plume, se sont les zones d’ombre que nous laissons s’installer sans rien dire.
Parce qu’en mettant des mots dessus, des mots justes et efficaces, elle nous offre un roman d’intérêt général.

Parce que si, après cette lecture, nous refusons de nous poser les bonnes questions, alors c’est que nous ne valons pas mieux que Mélanie Claux...

Sammy et Kimmy pourraient être mes enfants, vos enfants, les enfants de n’importe qui.
Malheureusement pour eux, ce sont ceux de Mélanie.

Que vaut le bonheur d’un enfant, comparé à un narcissique besoin d’être connu, reconnu, aimé, suivi ?
Que vaut le bonheur d’une famille, quand celle-ci n’a pour but que de vous donner toujours plus d’abonnés ?
Que vaut notre société, celle qui laisse entendre que l’important c’est d’être « vu », quel qu’en soit le prix ?
Et que valons-nous, en tant qu’êtres humains, quand nous laissons de telles choses se produire ?
Voire, que nous les soutenons en nous abonnant à ces personnes sans scrupule ?

Cette histoire m’a interrogée, bouleversée, énervée, sidérée.
En tournant la dernière page je n’ai pas pu m’empêcher d’aller vérifier sur certaines « chaînes » si tout ce qui était écrit était réellement possible...
Et ça l’est.

Ça l’est à tel point qu’apparemment pour certains, c’est devenu la norme.
C’est affligeant. Et surtout très grave.
Ce roman est à lire parce que l’histoire est excellente.
Parce que la plume est parfaitement accordée.
Parce que tout y est vrai, même si c’est une fiction.
Parce qu’il est temps d’ouvrir les yeux.
Parce qu’il est encore temps de changer les choses.
Et surtout parce qu’il est urgent de le faire.

Merci, Mme De Vigan, pour ce coup de semonce. Effrayant mais nécessaire.
Lisez-le. Offrez-le. Recommandez-le.
Vite.

Sonatine éditions

25,00
30 mars 2021

Un régal !

Les Somnambules, de Chuck Wendig, est typiquement le genre de lecture que vous ne pouvez plus lâcher une fois commencée.

Je suis une lectrice avide de nouveautés autant que de classiques. Toutefois, tout ce qui touche au post-apocalyptique ou à la dystopie m’attire en général assez peu. On a tous vu tellement de films et séries que j’avoue que je trouve souvent (hormis quelques incontournables du genre qui sont géniaux) que ce genre se répète un peu.
Mais pas ici.

En toute franchise, le fait que le roman soit édité chez Sonatine y a été pour beaucoup : je suis une fan inconditionnelle de leur catalogue et certains de leurs auteurs comptent parmi mes chouchous.
J’ai donc voulu tester. Et j’ai drôlement bien fait.

Ça tient également au fait que cette intrigue va (selon moi) au-delà d’un seul genre.
C’est du post-apo, mais c’est aussi une roman sociétal, familial, initiatique, écologique, mais surtout une très belle mise en scène et représentation de notre société actuelle.

Et, le plus fort, c’est qu’il parvient à être tout cela sans tomber dans un excès ou un autre.
L’intrigue a été écrite antérieurement à l’apparition de virus avec lequel nous apprenons à vivre aujourd’hui, donc n’ayez aucune crainte : ce roman ne surfe absolument pas sur cette vague de tendance que l’on peut retrouver dans certains titres récents.
L’auteur a juste su voir un peu plus loin, un peu plus tôt, et rien que pour ça, il mérite largement d’être lu.

Les personnages, l’atmosphère, la trame, tout est travaillé de façon à nous immerger dès les premières pages dans cette aventure hors du commun.

Quant au style, il colle parfaitement au reste et on y adhère avec une facilité déconcertante pour un premier roman.

En bref, Les Somnambules a été un TRÈS gros coup de cœur pour moi, et ce malgré les réticences dont je parlais plus haut.
Ici l’auteur ne se contente pas de nous proposer un remake du Fléau, de Walking Dead ou de Leftovers, il crée une œuvre personnelle et indépendante. Et si certains passages nous font penser à un roman antérieur, c’est dans l’unique but de souligner le sujet.

C’est une lecture que je recommande fortement et à tous.
1165 pages de régal absolu !

30 mars 2021

Recueil coup de coeur.

Neuf nouvelles, aussi différentes que passionnantes les unes que les autres.
Passé, présent, futur, sur un continent ou sur un autre, chacune d’elle raconte une histoire profonde et délicate.

Avec Tous les Noms qu’ils donnaient à Dieu, Anjali Sachdeva nous offre une galerie de personnages étonnants et attachants, complexes et humains.
Impossible, bien entendu, d’écrire un résumé puisqu’il s’agit de nouvelles. Je ne peux donc que m’attarder sur le style et tout ce qui s’en dégage.
Et rien qu’à ce sujet il y aurait déjà tellement à dire...

En refermant un recueil j’ai toujours pour habitude de me demander quelle nouvelle retient ma préférence.
Ici je suis bien incapable de le dire avec certitude, car elles renferment toutes un message ou une image étonnamment saisissant(e).

Il va être question de mythes, de croyances, de sciences, de magie, d’Histoire et d’avenir, des sujets aux antipodes les uns des autres et qui, cependant, s’emboîtent avec une justesse et une élégance rares.

La plume est belle, sans fioritures, et pourtant d’une beauté poétique difficile à imaginer.

Le genre de recueil qui réclame au lecteur d’ouvrir son esprit sans poser de question, et qui, en contrepartie, lui offre une multitude de possibilités en lui ouvrant les portes sur des mondes insoupçonnés et néanmoins parfaitement envisageables.
La couverture du livre illustre d’ailleurs à la perfection le ressenti du lecteur durant ces 273 pages.

Pleine d’espoirs ou profondément noire, chacune de ces neuf nouvelles vous entraînera sur un sentier que vous ne regretterez pas d’avoir emprunté, et dont vous garderez un souvenir marquant.

Un recueil différent, magnifique et magnétique, aussi sombre que lumineux, qui vous ouvrira des perspectives qui tour à tour vous feront rêver ou trembler.
Un premier ouvrage parfaitement abouti, et qui ne peut que nous donner envie de suivre cette auteure de très près.

À découvrir sans tarder, pour réfléchir, rêver et s’évader.

30 mars 2021

Un recueil coup de coeur.

Neuf nouvelles, aussi différentes que passionnantes les unes que les autres.
Passé, présent, futur, sur un continent ou sur un autre, chacune d’elle raconte une histoire profonde et délicate.

Avec Tous les Noms qu’ils donnaient à Dieu, Anjali Sachdeva nous offre une galerie de personnages étonnants et attachants, complexes et humains.
Impossible, bien entendu, d’écrire un résumé puisqu’il s’agit de nouvelles. Je ne peux donc que m’attarder sur le style et tout ce qui s’en dégage.
Et rien qu’à ce sujet il y aurait déjà tellement à dire...

En refermant un recueil j’ai toujours pour habitude de me demander quelle nouvelle retient ma préférence.
Ici je suis bien incapable de le dire avec certitude, car elles renferment toutes un message ou une image étonnamment saisissant(e).

Il va être question de mythes, de croyances, de sciences, de magie, d’Histoire et d’avenir, des sujets aux antipodes les uns des autres et qui, cependant, s’emboîtent avec une justesse et une élégance rares.

La plume est belle, sans fioritures, et pourtant d’une beauté poétique difficile à imaginer.

Le genre de recueil qui réclame au lecteur d’ouvrir son esprit sans poser de question, et qui, en contrepartie, lui offre une multitude de possibilités en lui ouvrant les portes sur des mondes insoupçonnés et néanmoins parfaitement envisageables.
La couverture du livre illustre d’ailleurs à la perfection le ressenti du lecteur durant ces 273 pages.

Pleine d’espoirs ou profondément noire, chacune de ces neuf nouvelles vous entraînera sur un sentier que vous ne regretterez pas d’avoir emprunté, et dont vous garderez un souvenir marquant.

Un recueil différent, magnifique et magnétique, aussi sombre que lumineux, qui vous ouvrira des perspectives qui tour à tour vous feront rêver ou trembler.
Un premier ouvrage parfaitement abouti, et qui ne peut que nous donner envie de suivre cette auteure de très près.

À découvrir sans tarder, pour réfléchir, rêver et s’évader.