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Librairie N.

Un jour ce sera vide
16,50
par (Libraire)
30 octobre 2020

L'évocation des sensations et souvenirs de l'enfance

On est très sérieux quand on a 10 ans. Le narrateur de ce premier roman étonnant de grâce et de maîtrise est en effet un jeune garçon timide et réfléchi. En vacances avec sa grand-mère sur la côte normande, c'est à l'occasion d'une mise en pièce d'une méduse sur la plage, digne d'un sacrifice rituel, qu'une amitié immédiate et inconditionnelle va se créer entre lui et Baptiste. Un garçon, miroir opposé du narrateur, et dont la famille idéale va amener son lot de scènes inoubliables tout en faisant ressortir la gaucherie de notre conteur. Saute immédiatement aux yeux du lecteur la galerie de très beaux portraits, à commencer par la figure de la grand-mère, qui constitue un des points forts du roman d'Hugo Lindenberg. Il signe ici une très belle évocation des sensations liées à l'enfance (où un geste, un regard prend des proportions démesurées) pour un enfant dont la vie, à défaut d'être vide, sera marquée du sceau de l'étrangeté et de la difficulté de trouver une place à soi dans un monde aux codes mouvants et absurdes.

Marine et Martin

La Tannerie
21,90
par (Libraire)
30 octobre 2020

L'Education sentimentale au féminin à l'époque de Nuit Debout et de la précarité généralisée.

Jeanne, jeune femme fraîchement débarquée à Paris depuis sa Bretagne natale, est embauchée en CDD à La Tannerie, ancienne friche industrielle aux portes de la capitale reconvertie en "tiers-lieu". Dire qu'elle se sent en décalage serait un euphémisme. Ne disposant pas du même capital culturel et social que ses nouveaux collègues, elle va devoir se métamorphoser pour s'intégrer dans un univers brutal, qui derrière ses slogans chocs, qu'au fond personne ne comprend ni ne questionne (le lien c'est le lieu, l'art c'est organique), paraît très vite au lecteur moins "cool" et progressiste que revendiqué. Il apparaît en réalité semblable à une machine à broyer les individus et leurs aspirations et ce avec leur assentiment. On y hésite d'ailleurs pas à relativiser le sort de ces jeunes hommes et femmes en contrat précaire en le comparant à celui des réfugiés campant au bord du canal riverain, suggérant au passage que ces derniers seraient ravis de prendre leur place.
Les lectrices et lecteurs ne manqueront pas de penser à L'Education Sentimentale et à Illusions Perdues (au féminin) devant l'écriture dense, élégante et racée de Celia Levi. Elle signe en cette rentrée un roman majeur sur une génération en perdition, qui ne semble plus réfléchir et s'investir dans l'action publique que pour prendre la pose et se divertir. Les tourments intérieurs, les déconvenues professionnelles et sentimentales de Jeanne, magnifiquement décrits, signent un portrait attachant au-delà de l'ironie douce-amère qui traverse ce texte, chargeant une certaine hypocrisie et un désenchantement propre à notre époque. Magistral.

Martin

Le dernier des nôtres, roman
par (Libraire)
19 septembre 2016

Si vous aimez les secrets de famille, si vous succombez aux histoires d'amour interdites, si vous recherchez une belle écriture et si enfin vous aimez vous plonger dans un livre et ne plus le lâcher, vous avez trouvé !
Le Dernier des notres sera votre livre !
Addictif !!!

Hélène.

Marcher droit, tourner en rond
par (Libraire)
19 septembre 2016

Quel régal que cette satire mordante des rituels familiaux et des hypocrisies sociales !
Un regard singulier et un pied de nez à la littérature narcissique.
Intelligent, drôle et grinçant !

Hélène.

Cendres, Des hommes et des bulletins

Des hommes et des bulletins

Senges, Pierre

Le Tripode

21,00
par (Libraire)
19 septembre 2016

Tâchant de démystifier un énigmatique tableau de Brueghel l'Ancien représentant une fête des fous au Moyen-âge, Pierre Senges et Sergio Aquindo nous irradient d’une prouesse d’inventivité.
C’est un jeu jouissif, facétieux et foisonnant, grotesque et poétique, sur fond de détournement papal.
Où comment, parfois, la littérature peut être parfaitement jubilatoire.

Hugo.