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Librairie N.

Editions du Sous-Sol

19,00
Conseillé par (Libraire)
19 septembre 2016

Un lumineux roman picaresque aux allures de conte, où l'on surnage dans les légendes & les marais des Everglades avec Minnow, l'enfant errant qui voulait sauver son père.

Hugo.

24,00
Conseillé par (Libraire)
19 septembre 2016

Nous ne sommes pas dans la petite maison dans la prairie : ce roman nous fait côtoyer les endroits les plus sombres et désespérants de la société américaine !
Heureusement, ça et là, une touche de lumière et d'humanité nous explose au visage !
Un roman qui reste !

Lucie.

24,50
Conseillé par (Libraire)
19 septembre 2016

Il restera "le Garçon".
Sauvage, muet, sans passé, nous le suivrons du début du siècle à la fin de la Première Guerre.
Un texte captivant sur la quête de sens, un monde au bord de l'abîme, une langue radieuse : une interrogation sur l'Homme à l'épreuve des hommes.
En forme de traversée poignante.

Hugo.

Conseillé par (Libraire)
19 septembre 2016

Attention, gros coup de coeur pour ce roman à la fois tendre et rageur ! Comment vivre sa vie en ne sachant plus rien de celle-ci !
C'est à cette question que va tenter de répondre ce jeune soldat amnésique qui nous accompagne le long de notre lecture.
Lucie.

Conseillé par (Libraire)
19 septembre 2016

Ce titre est un piège : ce n’est pas une brève histoire, et il y aura bien plus de sept meurtres. Ce roman est un monument : le Man Booker Prize 2015 nous engloutit dans la verve ultraviolente et surpeuplée de la Jamaïque.

Kingston, 1976. Ils sont sept, armés, à faire irruption au domicile de Bob Marley. BANG. Deux jours plus tard, celui que l’on nomme « le Chanteur », divinité vivante, réunira plus de 80.000 personnes lors d’un concert historique pour la paix organisé par le parti au pouvoir.

Voilà l’épicentre de ce roman qui est un séisme : une fresque colossale abritant des dizaines de personnages, hommes politiques, barbouzes, journalistes, chefs de gangs, crève-la-faim, enfants soldats, mères éplorées… De 1976 à 1991, Marlon James nous embarque dans cinq journées, où dans chacune une kyrielle de personnages va se confier, à bout de souffle. Des petites géopolitiques, des trahisons tapies, des violences éclatantes : des vies minuscules sous la marche du monde. Sur fond de Guerre Froide, des ghettos de Kingston à ceux de New-York, à peine le temps de prendre une bouffée de ganja sur un air de Reggae.

Par cet enchevêtrement, Marlon James nous désoriente : comme pour mieux nous irriguer d’une langue sidérante, mâtinée en permanence de patois rasta, d’humour et de trouvailles. Il faut l’entendre, ce souffle enragé. Car bien plus que l’art harmonieux de la polyphonie, c’est une cacophonie des plus vibrantes qu’il maîtrise : ça grouille, ça crie, ça saigne, c’est toute la violence que peut le monde, un peuple entier qui est là, en perpétuelle perdition, en perpétuelle fureur. Un uppercut littéraire.

Jamaïcain de naissance, américain d’adoption, Marlon James est aujourd’hui unanimement encensé par la critique anglo-saxonne. Ce troisième roman, le premier publié en France (par l’excellente collection « Terres d’Amérique ») a remporté le très prestigieux Man Booker Prize en 2015. Morrison, Ellroy, Tarantino, Trouillot ? N’osons pas ces comparaisons, il les refuse : Marlon James est un tour de force à part entière.