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Les bons garçons

Pierre Adrian

Équateurs

  • Conseillé par
    1 juin 2021

    Italie, viol

    Nous sommes bien loin de l’univers du précédent roman de l’auteur Des âmes simples.

    Ce roman nous emmène à Rome en 1975, en été.

    Le récit est plutôt léger en ouverture : deux jeunes filles d’une cité pauvre de la ville sur un scooter, en pleine chaleur. L’une travaille, l’autre pas, mais elles sont amies à vie.

    Elles rencontrent un jour fortuitement Luca, qui se fera appeler Carlo et qui les ramènera chez elles.

    Luca-Carlo, fils de bonne famille, présente les demoiselles à ses copains qui végètent plus ou moins.

    L’été passe, l’automne arrive, et tout tourne mal sur les pentes du mont Circé, dans une villa cossue de bord de mer.

    J’ai aimé ce rappel des mésaventures d’Ulysse avec la magicienne Circé, comme un leitmotiv tragique.

    Rien n’est dit crument, tout est suggéré, et le piège se referme peu à peu sur les deux jeunes filles.

    Nous suivons un peu Luca, mais surtout Matteo adepte d’une certaine violence et Gabriele qui milite au parti fasciste et qui n’hésite pas à aller casser du communiste dans les manifs. Un être froid, Gabriele, distant, et en cela terrifiant.

    Un roman dont les personnages me sont restés en mémoire. Une lecture en un seul souffle.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de ce ciel romain pourtant si bleu.