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La vallée des fleurs

Niviaq Korneliussen

La Peuplade

  • par (Libraire)
    27 juillet 2022

    Un roman qui nous parle de la difficulté de vivre et de trouver sa place dans ce monde. On vit avec nos jeunes groenlandais à travers leurs peines, leurs joies, leurs déceptions et leur volonté de comprendre le monde.
    Indescriptible, ce roman est un livre que l'on ressent plus qu'on ne le lit. J'ai vraiment adoré.
    Attention, âmes sensibles s'abstenir !

    Maëliss


  • par (Libraire)
    28 mai 2022

    Cette « vallée des fleurs », proche de Tasiilaq, au Groenland, n’a de poétique que le nom. La vallée en question est un cimetière, et les fleurs sont celles, en plastique, posées sur les tombes… C’est que la vie est rude pour la jeunesse groenlandaise. Pour la narratrice, l’envie est grande de s’échapper, de voler de ses propres ailes. Elle prend ainsi la direction du Danemark pour y suivre des études, mais ce qu’elle laisse derrière elle – une amoureuse, une famille, une façon de parler, de dire simplement ce qu’on pense – l’empêchera de pleinement vivre cette expérience.
    Dans ce récit à l’ambiance aussi poétique que pesante, Niviaq Korneliussen, déjà autrice remarquée d’"Homo sapienne", revient avec un roman poignant et une héroïne à laquelle on s’attache instantanément et dont on comprend le malaise grandissant… Un texte impressionnant !


  • 22 avril 2022

    Groenland

    Un roman groenlandais, je crois que c’est une première pour moi. Islandais, danois, suédois, oui, mais groenlandais, pas jusqu’à présent.
    Je dois dire que j’ai eu du mal au départ avec anaanaa (la mère), ataataa (le père) et anaa (la grand-mère).
    Nous ne saurons jamais le prénom de la narratrice, qui raconte son départ pour l’université au Danemark et son amour pour Maliina.
    Petit à petit, nous découvrons des bribes d’enfance, notamment son amitié avec un garçon de son âge qui se suicidera quelques temps plus tard.
    Les chapitres sont décomptés, qui commencent au 45 pour se terminer tragiquement au 1. Et chaque titre de chapitre fait soit référence à un suicide de Groenlandais, soit un passage du chapitre.
    J’ai eu du mal avec le comportement de la narratrice dont j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas : culpabilité ? décès de sa grand-mère ? éloignement de son pays ?
    Sa longue descente m’a paru bien triste.
    J’ai constaté avec horreur qu’il y avait peu de suivi psy pour les personnes ayant fait une ou plusieurs tentatives de suicide ; qu’il n’y a pas d’avenir pour les jeunes au Groenland, et que même ceux qui s’expatrient ne réussissent pas toujours à comprendre les codes sociaux.
    J’ai découvert des habitants qui mangent beaucoup de viande local, tout le reste ou presque de leur nourriture étant surgelée.
    Un roman qui se déroule sur une année avec son été trop lumineux et son hiver trop blanc, ce qui dérange ses habitants.
    L’image que je retiendrai :
    Celle de la façon de se rendre compte du temps qui passe en fonction du nombre de meurtres de l’épisode de Barnaby regardé.


  • 10 février 2022

    Nécessaire !

    Un roman percutant, déchirant, lumineux.

    Une jeune inuit décide de quitter le Groenland pour suivre ses études au Danemark. Elle quitte donc sa famille et sa petite amie, pour trouver une forme de liberté. Mais suite à un événement tragique, elle va petit à petit perdre pied.

    Un roman magnifique et nécessaire.


  • par (Libraire)
    21 janvier 2022

    Triste soleil d'hiver

    Comment vous parler de ce roman ? Il y aurait une certaine indécence à employer les formulations d'usage : "une claque !", "un choc", "d'une force inouïe".
    De tels lieux communs ne sauraient qualifier l'appel de la mort.
    🌼 Son verbe est haut, son œil sagace. Elle est vive et groenlandaise, amoureuse d'une Maliina qui le lui rend bien. Elle s'apprête à prendre son envol, quitter une cellule familiale étouffante et commencer des études au #Danemark lointain. Mais le continent, peuplé de ces "Dieux blonds" qui l'entourent et ne la comprennent pas, révèle en elle une brisure - une faille qui se fait gouffre, horizon puis certitude. Inéluctable.
    🌼 La Vallée des fleurs s'attaque frontalement à la question des épidémies de suicides qui déciment les (jeunes) générations inuites. La mort rôde et se rapproche, en témoignent les titres de chapitres, glaçants, impassibles, qui égrènent le chapelet des décès.
    "33/ JEUNE FILLE. 17 ANS. S'EST PENDUE DANS LE CABANON DE SON PÈRE."
    Le corbeau tutélaire étend ses ailes, et aux côtés de la narratrice on se surprend à espérer que son ombre viendra dévorer l'éclat du soleil des jours sans fin.
    🌼 Se plonger dans ce second roman de Korneliussen n'est pas un acte anodin. Fort probablement, l’âpreté de la langue, ses reliefs et l'étrangeté de son rythme arrimeront solidement votre lecture. Et c'est en apnée que vous vous coulerez dans le mal-être poisseux de cette héroïne boréale. Une catharsis qui brûle les doigt jusqu'aux tréfonds de l'âme.